Archives pour la catégorie Econologie


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Culture de champignons…suite

Du nouveau dans ma cuture de champignons (voir l’article précédent : http://bmayor.unblog.fr/2009/05/08/culture-de-champignons/).

La pemière surprise c’est que le bois déchiqueté en silo de treillis a donné une première fructification fin juillet.

Sur la photos on les voit peu après leur sortie. Trois jours après ils avaient une bonne taille et ce fut un délice.

img7606medium.jpg cliquer pour agrandir

Les tas de bois sont restés fermés jusqu’à maintenant, mi-septembre. Je viens de les ouvrir pour constater que le mycélium s’est bien répendu sur tous les troncs. Sur ce, j’ai séparé les billots en deux et les ai allignés en les enterrant de quelques centimètres. De cette façon ils pourront profiter de l’humidité du sol. 

Une fois en place je les ai arrosés parce qu’avec la sécheresse et la bise qui régnent sur la région ils arrêteraient rapidement leur croissance.

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J’ai ensuite fermé le tout avec un filet à moutons pour éviter que tout se fasse bousculer par les sangliers. Je mettrai par la suite un treillis métalique plus haut pour éviter également l’intrusion d’animaux à deux pattes.

Maintenant, reste plus qu’à attendre l’invasion. Tenez-vous prêts !

Présentation de mon associé

Quelques nouvelles de mon jardin de brf (voir l’article http://bmayor.unblog.fr/2009/05/05/brf-au-jardin/).

Tout d’abord je tiens à vous présenter Gérard, mon nouvel associé. Je l’ai découvert ce matin en récoltant l’absinthe qui est devenue un buisson de plus d’un mètre de circonférence. Comme elle est en tout début de floraison, c’était le bon moment pour faire un peu de place et pouvoir à nouveau circuler dans l’allée. C’est à l’ombre des grandes tiges d’absinthe et de bourrache que se cachait Gérard, il avait creusé un peu dans le brf pour rester dans l’humidité.

grardmedium.jpg cliquer pour agrandir

C’est une excellente surprise, car c’est maintenant que je me rends compte que je n’ai eu quasiment aucun problème avec les limaces. C’est bien Gérard, continue comme ça, mais surtout reste chez moi.

Comme quoi, il semble que le jardin reprends vie avec le brf . Par exemple l’absinthe est envahie par les pucerons, j’ai essayé plusieur fois de pulvériser du purin de sureau, rien n’y a fait. A la longue j’ai vu que cette brave plante n’était pas plus gênée que ça par cette invasion. J’ai donc laissé les pucerons, surtout que pendant qu’ils sont là ils ne sont  pas dans les salades. Depuis quelques jours les coccinelles sont arrivée, et il y en a de plus en plus chaque jour.

J’ai laissé quelques tiges pour qu’elle fleurisse. Les tiges récoltées je les ai pendues la tête en bas dans le bûcher pour qu’elles sèchent. J’espère juste que les pucerons  se détacherons des tiges. A part les tisannes peut-être que je testerai, avec mes amis brasseurs, une bière à l’absinthe, ça peut être intéressant.

A part ça, dans la couche de brf, le champignon s’est bien installé, ça grouille de vie, arraignées, cloportes, fourmis etc. Quelques soucis avec les méligètes, réglé aprés quelques pulvérisations de purin de sureau. Leur cible principale c’était la roquette, qui n’était déjà pas en pleine forme.

L’erreur que j’ai fait c’était de mettre une trop grosse couche de bois au printemps. Tout d’abord la terre s’est mal réchauffée à cause de cette isolation et ensuite, malgré que je sois toujours allé jusqu’à la terre lors de mes plantations ou semis, certains légumes ne supportent pas cette couche de bois qui n’est pas encore décomposé. Les salades sont magnifiques, les haricots, les salsifis et les oignons ça va, sauf les oignons doux qui ne croissent pas. Les choux c’est pas terrible, les scorsonnaires non plus et les carottes on oublie.

Au début du mois de juillet j’ai préparé une nouvelle surface de 90m2, contigue au jardin qui viendra s’ajouter aux 130 m2 actuels. J’ai mis environ 5m3 de bois raméal fragmenté et il sera prêt à être cultivé le printemps prochain. Pour l’instant c’est le champignon, les micro organismes et les verres de terre qui y travaillent.

Finalement c’est ça le brf, c’est la nature qui fait le boulot à notre place.

 

 

 

Culture de champignons

J’ai mis en place, ce printemps, une petite culture de champignons. C’est un ami, également amateur de ce fruit des bois, qui m’as parlé de la sienne et qui m’a donné une adresse pour commander le mycélium. Entretemps j’ai déniché dans ma bibliothèque un vieux bouquin sur le sujet qui date du temps ou j’avais commencé à m’intéresser à cette activité.

Pour commencer j’ai choisi la pleurotte en forme d’huître et le shi-take. Ces deux espèces croissent sur le bois mort.

Comme il me fallait aussi faire une petite coupe de bois pour le chauffage, la première étape ce fût de convoquer le garde forestier pour l’autorisation d’abattage. J’ai choisi du hêtre pour les pleurotes et du chêne pour les shi-take. Ces derniers sont plus difficiles que les pleurotes quand au choix de l’essence et c’est le chêne qui leur convient le mieux. 

J’ai débité les troncs choisis en rondins de un mètre que j’ai déposé à l’endroit ou je vais installer la culture. Le principal critère pour choisir l’emplacement c’est qu’il soit abrité du soleil. Il y a ensuite plusieurs méthodes pour ensemencer les billots. Pour les plus petits diamètres j’ai fais des fentes à la tronçonneuse pour les remplir de mycélium et entouré de scotch. Les plus gros, je les ai sciés en deux tronçons identiques, mis le mycélium sur la surface de coupe et réassemblés en scotchant pour qu’ils restent bien solidaires.

Je les ai disposés debout, les uns à côté des autres, recouvert de paille humidifiée et d’un plastique noir avec quelques trous pour l’aération.

Il ne reste plus qu’à attendre environ trois à quatre mois pour les premières récoltes qui devraient s’échelonner sur une dizaine d’années. A vue de nez j’ai environ trois mètres cubes de bois, donc trois tonnes. Si on considère que la moyenne de production est d’environ 20% du poids du bois, je devrai récolter environ 60 kilos par année.

Donc avis aux amateurs de champignons, il va falloir vous inviter au festin, je ne vais jamais y arriver tout seul !!!

Cliquer sur les photos pour agrandir !

img6998medium.jpg Les deux tas de hêtre et de chêne

img7001medium.jpgToutes les souches des arbres abattus ont aussi été ensemencées.

img6999medium.jpgEssai d’ensemencement de bois déchiqueté (que j’utilise pour le chauffage de la maison) dans un petit silo fait d’un bout de treillis enroulé.

BRF au jardin

C’est la révolution dans mon jardin. Depuis ce printemps il est recouvert de bois raméal fragmenté (brf). Et maintenant quelques plantons sont installés et quelques semis sont en train de sortir lentement. Il faut dire que les conditions ont été assez froides ces derniers temps. Ou peut-être est-ce parce que j’étais un peu pressé d’essayer.

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Salades et choux sont en place et en pleine forme (cliquez sur les photos pour agrandir).

img6990medium.jpg 

Cette technique de culture, développée par des canadiens consiste à reconstituer un sol forestier, riche en humus. Les rameaux fragmentés sont petit à petit colonisés par du mycélium de champignon qui va s’atteler à dégrader le bois pour le transformer en humus. Le champignon va quand à lui servir de nouriture à différents micro-organismes qui, par leurs déjections et leurs cadavres vont enrichir le sol d’éléments fertilisants. Le mycélium produira également des antibiotiques qui vont protéger tout ce petit monde, ainsi que les légumes, contre les maladies.

Vous l’avez compris, le but est de redonner vie au sol.

Je l’ai constaté aujourd’hui, une taupe à fait ses galeries juste sous la couche de bois et je vous garantis qu’elle a plus vite fait qu’en pleine terre.

Pour la suite, le labour deviendra inutile puisque le sol sera très léger et surtout quasiment insensible au tassement. Autre grand avantage, plus besoin d’arroser. Le sol garde l’eau à disposition pour les plante. Ca fait même souci, pendant toute la période de sécheresse du mois d’avril, le terrain est resté très humide. J’espère que ce ne sera pas trop détrempé en période de grandes pluies.

Un des points important c’est l’apport d’azote pendant la première ou les deux premières année. Les micros organismes qui vont se mettre au travail vont en consommer et s’ils n’en trouvent pas dans la couche de bois ils vont aller chercher cet élément dans la terre en dessous. Il vont donc l’emprunter a nos légumes qui auront faim. Par la suite le cycle sera lancé et tout engrais sera superflu. Il suffira de remettre un peu de brf tous les deux ou trois ans.

Si je résume, plus de labours, plus d’arrosage, plus d’engrais, plus de pesticide, les plantes indésirables faciles à arracher……mais que demande le peuple ? A suivre…

Voici une vidéo qui explique la technique qui peut s’adapter également aux grandes cultures :

Image de prévisualisation YouTube

 

 

Ecologie appliquée

Dans ma quête du « do it yourself » et des bons gestes pour la planète, je me suis mis à faire la lessive. J’ai donc pris ma washboard (planche à laver)….. non, en fait j’ai exploré la méthode de nos grand-mères, ou peut-être nos arrières grand-mère tout en gardant la technique moderne.

En fait j’ai fabriqué mon produit de lessive. Moi qui ai vécu toute ma vie dans un milieu rural je suis étonné de ne jamais avoir entendu parler de ça, parce que ce procédé était connu « dans le temps ». Je l’ai découvert sur internet en recherchant comment faire du savon.

Je vous livre le grand secret : avec de la cendre de bois et de l’eau bouillante, en 24 heure on obtient notre lessive.

Il suffit de verser l’eau sur les cendre et de brasser régulièrement pendant un jour pour en extraire un liquide savonneux riche en potasse.

Au préalable il faut tamiser les cendres pour en extraire les morceaux de charbon de bois, verser l’eau et brasser souvent. Après les 24 heures j’ai filtré dans un linge le liquide qui était déjà bien séparé des cendres. J’ai laissé reposer quelques jours pour que le reste de particules se dépose et j’ai siphonné pour laisser le dépôt dans le fond du récipient.

C’est assez incroyable mais on en ressort un liquide quasiment clair, comme de l’eau. Probablement qu’il n’y aurait pas besoin de filtrer, deux soutirages suffiraient. J’ai la chance de tirer les cendres d’une chaudière à bois déchiqueté, probablement que, venant d’une chaudière moins performante, il y aurait plus de charbon mélangé. Peut-être que je n’aurais même pas besoin de le trier parce que ce sont vraiment de très petits morceaux. A voir. 

Le plus incroyable c’est que ça fonctionne, les habits ressortent propres de la machine. Contre le calcaire il suffit de mettre un peu de vinaigre et pour le parfum un chiffon imbibé de quelques goutes d’essence de lavande et le tour est joué. Attention aux mains et aux éclaboussures, le produit pur est basique et très corrosif.

Voici la recette, deux verres de cendres pour un litre d’eau et deux verres de liquide dans la machine à laver pour une lessive. Là aussi, c’est simplifié au maximum, peut-être qu’il faudra encore affiner la technique.

La suite de l’expérience c’est qu’en chauffant ce liquide en mélange avec un corp gras (non je ne parle pas de moi mais par exemple de l’huile d’olive) on obtiens du savon mou, le savon dur étant obtenu à partir d’un corps gras et de soude……à suivre.


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